source: Le Soleil
http://www.cyberpresse.ca/section/CPSOLEIL
Un résumé de la carrière de Daniel Gélinas
www.monquebec2008.com
Daniel Gélinas n’a que 28 ans lorsqu’il est embauché par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières pour en redresser les finances, ébranlées par un sérieux déficit. Le jeune homme entreprend de revamper l’image de l’orchestre, et surtout de rajeunir son public aux cheveux argentés.
Il élabore des stratégies marketing, convainc les stations de radio de lui permettre une offensive sur leurs ondes avec des publicités deux fois plus longues que la normale, et se « rapproche du public » en programmant des spectacles « plus accessibles ». C’est lui qui a dirigé la tournée d’Helmut Lotti, l’hommage à Brel symphonique, puis à Piaf, et, en 1991, la mégaproduction avec l’ex-membre de Jethro Tull David Palmer et l’Orchestre de Trois-Rivières au stade de baseball municipal. « Un pari risqué » mais payant, juge-t-il. Après deux ans à la barre de l’organisme, l’équilibre budgétaire était déjà de retour. Après 10 ans, le budget avait presque triplé, passant de 400 000 $ à 1,1 million $, et l’assistance atteignait un plafond record de 97 %. Côté chiffres, ça sentait la réussite à plein nez. Si bien que le Festival international d’art vocal de Trois-Rivières, lui aussi coincé avec un bilan inscrit à l’encre rouge, est venu le recruter pour assainir ses finances. Une deuxième mission réussie en deux ans. Puis une troisième quand le Festival de cinéma des 3 Amériques de Québec a recours à son tour à ses services en 2001 et en 2002, puis à nouveau depuis 2005.
« La rigueur administrative fait souvent défaut aux organisations culturelles, remarque Daniel Gélinas. Pourtant, leur succès dépend à 50 % de la qualité de leur organisation. »
Il n’était pas question de « sauvetage » quand ce père de deux jeunes adolescents a pris les rênes du Festival d’été de Québec, en 2002, mais un bon électrochoc était de mise.
« Il lui manquait d’outils de gestion spécialisés, d’outils de spécification, de travail par échéancier pour devenir une véritable entreprise culturelle. Tout était un peu à la dernière minute, ce qui faisait monter les prix et ce qui faisait qu’on défonçait les budgets. » Sans compter qu’une baisse de 1 million $ dans le financement public était imminente.
De fait, les premiers temps ont été durs. 2003 a été sévèrement jugé par les critiques et le public, moins présent que jamais. Mais Daniel Gélinas est avant tout un administrateur, d’où cette analyse : « Ç’a été un succès de gestion : malgré la baisse importante des ventes, nous avons quand même fait des surplus. » 2004 a été l’année de la relance : les sommes engrangées l’année précédente ont permis d’inscrire à la programmation plus d’une demi-douzaine d’exclusivités (dont Bérurier noir) qui ont fait bondir de 23 % la présence des jeunes.
Puis, 2005 est maintenant l’année du record d’affluence, estimée autour de 900 000 visiteurs.
À 45 ans, Daniel Gélinas dit aujourd’hui à la blague qu’il était prédestiné pour ce métier à cause de ses initiales, DG, les mêmes que celles d’un directeur général. Si, il y a 30 ans, il avait fait ce même commentaire à ses professeurs, ils se seraient sûrement fichus de lui. L’expérience de l’école a été pénible. À neuf ans, le garçon quitte le Québec avec ses parents pour l’Algérie, où son père, coopérant pour l’Agence canadienne de développement international, a été muté.
Le lycée français ne lui réussit pas : il est expulsé à 11 ans, doit s’exiler en Suisse dans un collège « hypersévère » pour poursuivre sa scolarité et il n’a que 12 ans quand, de retour au Québec, ses parents l’inscrivent en troisième secondaire dans une polyvalente-« zoo » de Laval.
Le choc est brutal. Les résultats, exécrables. À 15 ans, il a officiellement obtenu son DES, mais aucun cégep de la métropole ne veut de lui. D’où le choix d’aller étudier les sciences sociales à Trois-Rivières, où un ami de son père lui permet, par gentillesse, de s’inscrire. Suivront, plus paisiblement, un baccalauréat en sociologie à l’Université de Montréal et une maîtrise en science du loisir… et de la gestion.
« Ce parcours a certainement fait de moi quelqu’un de très déterminé », remarque-t-il aujourd’hui.
De la détermination, il en faudra pour assurer le progrès de l’événement. Peut-il faire mieux l’an prochain ? « Si nous le voulons, nous pouvons en faire le plus gros événement du Canada.
» Et le voilà qui s’emballe encore, qui parle de « spectacles spectaculaires ». « Je veux créer des moments de magie. » C’est lui qui a attiré la très appréciée troupe espagnole Xarxa Teatre, une expérience qu’il voudrait répéter à plus grande envergure en planifiant, pourquoi pas, des spectacles pyrotechniques jumelés à certains des concerts donnés sur les Plaines.
L’homme n’est peut-être pas un artiste, mais il n’a décidément pas le blues du businessman.
www.monquebec2008.com
L'hotel de glace est maintenant ouvert
pour une visite: http://www.icehotel-canada.com/fr/images/index.fr.php
SALTIMBANCO AU COLISEE JUSQU'A DEMAIN
Le spectacle a été présenté pour la dernière fois sous chapiteau à Rio de Janeiro, au Brésil, en décembre 2006
http://www.cirquedusoleil.com/CirqueDuSoleil/fr/default.htm
|